<Glazblog/>

" Il est meilleur d'être irresponsable et dans le vrai que responsable et dans l'erreur " -- Winston Churchill

home
Disruptive Innovations
No comment
inFoRmatique

Search - sacem

Sunday 14 June 2009

Hadopi, réponse à Pascal Thomas, cinéaste

Je viens de tomber sur trois interviews dans le Figaro en ligne, trois réactions à la censure partielle de la loi Albanel par le Conseil Constitutionnel. L'une d'elles m'a tellement choqué que j'ai décidé d'y répondre publiquement. Il s'agit donc de propos tenus par Pascal Thomas, cinéaste.

Ils (les membres du Conseil Constitutionnel) n'ont pas jugé sur le fond
Ben évidemment !!! Si Pascal Thomas tournait sa plume trois fois avant d'écrire n'importe quoi comme il doit tourner sa caméra trois fois avant de tourner, il éviterait de dire des bêtises. Le Conseil Constitutionnel a, selon les articles 58 et suivants du texte fondateur, les missions suivantes :
  • il veille à la régularité de l'élection du Président de la République
  • statue en cas de contestation sur la régularité de l'élection des députés et des sénateurs
  • veille à la régularité des opérations de référendum
  • se prononce toujours avant promulgation ou referendum sur la conformité à la Constitution des lois organiques, des propositions de loi soumises à referendum et des règlements des assemblées
  • se prononce également sur la conformité à la Constitution des lois sur saisine du Président de la République, du Premier ministre, du président de l'Assemblée nationale, du président du Sénat ou de soixante députés ou soixante sénateurs
En aucun cas le Conseil Constitutionnel ne se prononce sur le fond justement... Il ne peut se prononcer QUE sur la conformité à la Constitution, le fond, c'est-à-dire la justesse de la proposition de Loi, son adéquation avec les besoins de la nation, sont en dehors de son scope.
M. Lionel Tardy (...) a encore  (...) oublié de consulter son petit Euripide portatif qui lui aurait pourtant bien rappelé que «l'homme de pouvoir devient un citoyen dangereux quand il manque de bon sens»
Qui déjà a dit qu'il était nécessaire de se méfier des hommes qui ont toujours besoin de citation des Classiques pour affermir leur propos ? Lionel Tardy n'a pas une seule fois fait preuve d'absence de bon sens dans le cadre de la discussion sur Hadopi. Au contraire, l'équilibre et la qualité de ses déclarations doivent être soulignés. Il ne s'est jamais prononcé pour le "piratage", contre la lutte contre le "piratage", il a juste jugé à juste titre que la proposition qu'il avait sous les yeux était inepte, à tous points de vue. Et il a été mandaté par les citoyens pour le dire. Bravo à lui.
Les adversaires de la loi font partie d'un complot démagogique issu du microcosme parisien qui fait la danse du ventre devant les réseaux et que Christine Albanel affronte avec courage et détermination
L'adversaire de la Loi Albanel que je suis s'y est opposé sur la base de trois points : premièrement, la technique sous-jacente, d'une bêtise sans nom ; secondement, l'opportunité politique et sociale, extrêmement discutable voire franchement négative ; troisièmement, la qualité juridique du texte de Loi et la qualité globale du projet dans son ensemble, toutes deux la-men-ta-bles sans parler des anticonstitutionnalités. Christine Albanel n'a aucunement affronté ces arguments, elle n'y a pas répondu. Et son Cabinet a fait virer de TF1 un citoyen qui avait eu le tort de faire le même type de commentaires à sa député.
Christine Albanel ne s'est jamais enfermée dans un bunker. Elle parle au nom du bon sens qui l'emporte toujours, même si c'est souvent trop tard, hélas.
Anéfé. J'attends toujours le pare-feu intégré à Open Office et son bon sens associé. J'attends également que son bon sens de création de neuf TGI spéciaux dédiés à Hadopi l'emporte. Avant qu'elle ne se fasse virer de son Ministère, cela va sans dire...
Dans quelques années, on s'apercevra que c'est uniquement pour des raisons électorales que les adversaires de la loi Hadopi ont encouragé le laxisme débridé et mis en danger les métiers de la création
Non monsieur Thomas, non. C'est uniquement par exercice de la démocratie et par esprit de sauvegarde de cette perle-là que les adversaires de la Loi Albanel l'ont attaqué. Quant aux métiers de la création, même les organismes de protection des droits de la création anglo-saxons commencent à revenir du tout répressif et ont annoncé qu'il faut considérer qu'on ne reviendra plus en arrière, qu'il faut penser différemment et innover par de nouveaux canaux de distribution. Vous êtes bien seul monsieur Thomas.
De la même façon qu'on a fini par comprendre que le n'importe quoi urbanistique, le tout automobile et la spéculation frénétique ont saccagé notre littoral et notre environnement. Notre vie.
Et oui. Moi aussi je regrette M. Lefebvre. Non, pas celui auquel vous pensez mais celui qui habitait à 100 mètres de chez mes parents, dans ce grand appartement au-dessus du bistrot et qui était le dernier épéïste de France. Un savoir-faire ancestral, passant de maître à apprenti, s'est perdu quand il s'est arrêté, n'a pas trouvé de repreneur à former et est décédé. Les époques changent, le monde aussi. La Sacem et consorts ont eu pas mal de belles années de vaches grasses. Il suffit de voir le patrimoine immobilier de la Sacem en France. Tout change. Cela aussi. Aucune importance. Baissez le prix du CD, du DVD, de la place de cinéma, arrêtez de faire taxer les MP3, les supports vierges, les disques durs, bref arrêtez de nous prendre pour des vaches à lait et pensez différemment. Ou disparaissez. Tant pis pour vous. La nature ayant horreur du vide, je n'ai aucun doute que la place des disparus sera reprise bien vite par des innovateurs.

Tuesday 10 March 2009

License globale

L'UFC-Que Choisir vient d'allumer HADOPI mais se prononce également en faveur de la license globale, appliquée à tous les détenteurs d'un accès Internet en France :

La proposition de l'UFC-Que Choisir, c'est de mettre en place une licence globale, sous forme d'une participation mensuelle de deux à sept euros en plus du forfait d'accès à internet.

Je paye déjà une taxe absolument exorbitante sur les CDs et DVDs que j'utilise pour des backups et la gravure de mes images d'Operating Systems, ce qui est un scandale en soi. Et même avec cette taxe sur tous les media enregistrables, sur tous les MP3 et sur tous les disques durs, les éditeurs de musique ne s'en sortent pas. Ah. Juste une question con, ont-ils pensé à baisser le prix du CD ? Parce que le CD à 25 euros pour de la daube, plus personne ne peut.

Je suis donc totalement opposé àla license globale. Je ne télécharge pas de musique illégale sur mon accès personnel chez moi et j'ai autre chose à fou*** que pirater de la musique depuis mon bureau sur la connexion professionnelle. Il est hors de question que je paye une taxe de plus pour alimenter l'incompétence de la SACEM et de ses ayants-droit.

Il est utile parfois, souvent même, de rappeler Desproges : "ayons une minute de silence pour nos amis des arts et du spectacle qui n'ont aucun travail sous prétexte qu'ils n'ont aucun talent". Et paf.

Tuesday 13 January 2009

Science-fiction

Tout s'est passé brutalement. Sans alerte préalable. Irrémédiablement. Le mardi 21 avril 2009 très précisément. Hier soir. La chronologie des événements n'est pas encore totalement établie avec précision mais une chose semble pourtant sûre : ce sont deux déclarations du Secrétaire d'Etat à l'Economie Numérique qui sont à la source de l'effondrement que tout le monde appelle désormais le BNB, le Big Net Blackout.

Reprenons donc. Depuis plusieurs mois, les industries du disque et les diffuseurs de contenus menaient un lobbying intense auprès du gouvernement pour qu'une politique différente soit menée. Puisque ni l'intimidation ni les procès, ni les DRM, ni les contrôles des fournisseurs d'accès n'avaient donné de résultats probant, l'exemple de la Grande-Bretagne où la police entre à loisir dans les ordinateurs familiaux avait commencé à rassembler autour de lui, malheureusement. Il y a trois mois donc, le Ministre a repris comme un seul homme le document soumis par les lobbies et a recommandé des cyber-pouvoirs étendus pour la police au nom de la traque du terrorisme, de la pédophilie et du crime organisé. Le Parlement a voté le projet jeudi dernier à 11h17. Lundi vers 17h00, le Ministère de l'Intérieur annonçait avoir mené un premier jet de cyber-intrusions préventives...

Tout s'est emballé mardi en début d'après-midi quand la Sacem a porté plainte contre 228 personnes accusées de détenir illégalement plus de 2000 chansons chacune. Il était évident pour tous que les informations concernant ces 228 personnes n'avaient pu être collectées que par la cyber-intrusion préventive rendue publique la veille. Terrorisme, pédophilie et crime organisé. Et musique donc.

Dans les heures qui ont suivi, des milliers de personnes ont commencé à externaliser puis protéger leurs données, supprimant tout d'abord de leurs disques durs tous les fichiers compromettants pour les placer dans disques réseau distants sécurisés. Les échanges de données ont pendant ces premières heures cru de 2350% par rapport à la veille à la même heure, excusez du peu. Des ralentissements très net de l'Internet ont commencé à se faire sentir.

Un article publié dans un forum des usagers du fournisseur d'accès Free a alors mis le feu aux poudres : un outil gratuit, disponible pour toutes les versions de Windows, Macintosh et Linux, permettait visiblement de détecter les cyber-intrusions "légales" et éteindre en urgence la machine. L'outil, de diffusion pour le moins confidentielle jusqu'alors, s'est retrouvé instantanément en tête du hit-parade de tous les téléchargements dans le pays.

Devant l'afflux de demandes, les serveurs le proposant ont rapidement été écroulés et des miroirs ont été mis en place un peu partout. Mais ces miroirs eux-mêmes se sont écroulés en cascade comme un chateau de cartes, réduisant la plupart des grands serveurs de données de l'hexagone et souvent d'ailleurs à un misérable "Server unreachable". Le mauvais dispatching de certains hébergeurs a fini par créer les conditions d'un gigantesque DoS (Denial of Service) à l'échelle du pays, voire au-delà.

La seconde déclaration du Ministre est intervenue à 22h00 sur la chaîne de télévision LCI : il y déclarait que le mouvement de panique des internautes justifiait la Loi qui porte désormais son nom et a donc annoncé que les cyber-intrusions allaient se poursuivre, tous azimuths.

A l'heure qu'il est, soit exactement 17 heures après le communiqué de presse de la Sacem, je suis dans l'impossibilité d'envoyer cet article à mon journal par courrier électronique. Ce n'est pas que le mail n'arrive pas, il ne quitte même pas ma machine. De toute manière, le site de mon journal est inaccessible, comme 95% du Web. Je m'apprête à faxer mon article, ce qui ne m'est pas arrivé depuis 1994.

Le grand blackout électrique américain avait eu pour effet de bord inattendu un baby boom. un Ministre vient-il de donner un coup de pouce à la natalité hexagonale - qui n'en avait pas besoin - tout en ramenant le pays aux modes de communication des années 1980 ?

Thursday 29 May 2008

Assises, live

Compte-rendu "live" et personnel des Assises du Numérique

Continue reading...

Monday 18 February 2008

Favoriser l'Innovation

Vendredi, un spectateur du Forum Netxplorateur m'a demandé, dans la salle des pas perdus, comment on pouvait aider la création d'entreprises de high-tech en ce moment sachant que les caisses de l'Etat sont vides. C'est une excellente question et la réponse est bien entendu qu'il faut faire à volume constant. Je ne prétend aucunement fournir ci-dessous "la" solution ; j'ai juste essayé de cogiter un peu et trouver une piste possible, quelque chose qui fasse avancer la discussion s'il s'avère que c'est inimplémentable en l'état. Je vous le livre tel quel :

  1. prélever la part de la taxe sur la copie privée sur des disques durs externes, clefs USB et CD/DVD vierges venant des entreprises et l'affecter à un fond spécial géré par OSEO ; les entreprises n'utilisent pas ces matériels pour de la copie d'oeuvre musicale ou cinématographique mais pour des backups, des extensions d'espace disque et pour la mobilité de leurs employés, il est donc légitime que la taxe n'aille PAS à la SACEM et consorts. La part prélevée sur les individus ne serait pas impactée et continuerait à alimenter la SACEM et autres rapaces.
  2. ce fond serait chargé de financer des projets technologiques (hardware, logiciel, électronique, signal, réseaux, etc.) obligatoirement portés par des étudiants venant de terminer un cycle d'études depuis par exemple moins d'un an.
  3. ces projets seraient soumis à OSEO par les Universités, Grandes Ecoles, etc d'appartenance de ces étudiants en fonction de leur viabilité industrielle, de leur capacité à immédiatement décrocher le statut JEI ainsi que de leur capacité à déposer des brevets valorisables.
  4. si un financement est accordé à un projet soumis de cette manière, les 4/5èmes de la somme allouée iraient aux porteurs du projet, et 1/5ème au département d'origine du projet dans l'Université, Grande Ecole, etc pour inciter ces départements à soumettre des projets.
  5. la soumission de projet par ces départements serait effectuée après un passage dans une commission d'évaluation locale à l'établissement. Pourraient y participer : responsables du département en question, responsable du stage/projet, professeurs d'économie, Junior Entreprise, Direction de l'établissement, et enfin Business Angels ou Capitaux Risqueurs ou Industriels liés à l'etablissement soit par des anciens élèves soit par des liens directs.
  6. la formation à la création d'entreprise de high-tech, leur financement via des aides, exonérations ET recherche de capitaux privés devrait être inscrite comme obligatoire dans le cursus d'un Ingénieur

Friday 30 March 2007

Mon petit monde eCommerce

Voici la liste des sites sur lesquels j'achète en ligne. C'est très très limité, oui, je sais. Je n'y peux rien, je prefère me déplacer dans une boutique que me regarder un objet sur écran.

  • bhphotovideo.com ; ZE référence internationale ; envoient dans le monde entier. Attention tout de même aux frais de douane potentiels mais si vous devez voyager aux USA, il n'est pas bête de commander chez BH et vous faire livrer à votre hôtel... Ils vendent des garanties internationales sur tous leurs appareils photo. Si vous allez à la boutique de New-York, je confirme que parler en yiddish n'aide en rien à la politesse des vendeurs (qui communiquent entre eux en yiddish) si vous n'êtes pas habillé comme un hassid...
  • ldlc.com ; certes ils ont méchamment merdé en passant d'open-source à microsoft et la sanction de la clientèle a été immédiate. Mais depuis, ils se sont bien remis. Leur service est très vraiment très bien, y compris sur les retours et remboursements. Ont des boutiques de retrait depuis peu. Version ldlc-pro.com pour les entreprises.
  • materiel.net ; pas mal, souvent un peu plus cher que ldlc.com, a des produits différents. Service extra.
  • pixmania.fr ; très bien et service excellent mais les remboursements en cas de pépin sont gérés lamentablement. Gros avantage : leurs boutiques de retrait.
  • foto-tip.pl ; Hubert vous propose en toute sécurité des accessoires pour votre appareil photo numérique à prix doux. Si vous trouvez ailleurs un polariseur circulaire qualité japonaise à 17 euros... Et un clone de grip Canon BG-E2 à 90€...
  • bkphoto.fr ; souvent les meilleurs prix de la région parisienne ; appel téléphonique avant commande indispensable pour connaître l'état des stocks. Ce n'est pas de l'eCommerce mais leurs prix sont en ligne, alors...
  • amazon.com et amazon.fr ; bouquins en tous genres et plus rarement DVDs et CDs
  • missnumerique.com ; MissNumérique (anciennement MissMemory) a souvent des promos très intéressantes, je viens de leur acheter un sac à dos photo et des cartes CF et SD 4Go Pro x150 à un prix défiant toute concurrence en France métropolitaine. Moins intéressant côté prix sur les appareils et objectifs, mais leur stock est parfaitement tenu, l'expédition ultra-rapide, le service parfait.
  • l'accessoire indispensable pour le flash de votre appareil photo numérique : Lightsphere Cloud. J'en ai un et je recommande fortement. Certes, certes, tous vos copains vous demanderont pourquoi vous avez collé un bidet sur votre flash mais en voyant le résultat sur vos photos, vous ne regretterez pas de subir ça.
  • LE site indispensable, super-sérieux et rapide pour changer une pièce d'électro-ménager, genre la lampe du four à micro-ondes qui a laché parce que papy a laissé la porte ouverte toute la nuit : cyberpieces.com. Ne surtout pas s'arrêter au look vraiment pas beau du site, ces gens-là sont vraiment des pros, n'hésitez pas à leur téléphoner en cas de besoin.
  • CDFolie.com ; attention vous êtes prévenu, si vous commandez là, la Loi vous impose de déclarer vous-même la taxe sur copie privée des supports importés. Ce message obligatoire prouvant que je ne suis pas en train de vous inciter à la débauche étant passé, les prix de ce site ne sont même pas dingues, ils sont ce qu'ils devraient être en France si la SACEM ne nous faisait pas honteusement grimper les prix des CD et DVD vierges. M'enfin, 24 euros les cent DVD vierges, allez donc essayer de trouver ça à la Fnac hein :-)

Tuesday 19 December 2006

Sassaimeuh

Si j'ai bien tout compris, la SACEM a juste été dans l'illégalité franche par constitution interdite de fichier de données personnelles dans sa tentative de lutte contre ce qu'elle appelle une illégalité. Wow. Comment on dit "balayer devant sa porte" en jargon d'auteur/compositeur déjà ?

Friday 24 February 2006

nonauxtelechargements.com

En fait, ce qui m'a le plus marqué dans ce truc, ce n'est pas les arguments minables, le coût du service ou encore la masse de commentaires défavorables. Non, ce qui m'a marqué instantanément, c'est la couleur rouge. Rouge comme un Feu Rouge. Et un Feu Rouge, ça veut dire "stop, interdit de passer".

Pour un lieu où "Créateurs et Internautes s'entendent sur le téléchargement", ça se pose là... Allez, de toute manière, ni la SACEM ni l'Industrie du Disque ne peuvent être ringardisées davantage, alors on va marquer une seconde de respect pour le corbillard.

Thursday 15 December 2005

Réponse de la SACEM à mon message

J'ai pas encore eu le temps de tout lire mais je vous la livre in extenso.

Bonjour
En réponse à votre message nous tenions à éclaircir certains points.

-La Sacem n'est pas opposée au principe des logiciels libres, qui
représentent un puissant élément d'innovation et de dynamisme. Elle-
même, d'ailleurs, a recours depuis longtemps à Linux (comme de très
nombreuses grandes entreprises françaises) ainsi qu'à d'autres
technologies « open source ». La Sacem est tout à fait consciente
que, comme l'écrit Daniel Glazman, « le logiciel libre dépasse
largement les logiciels de P2P ».

-Les propos rapportés par des commentateurs plus ou moins bien
intentionnés, et dans une optique partisane, sont à resituer dans le
contexte d'une réflexion en cours et d'un débat plus général
concernant le projet de loi DADVSI. 
Il serait abusif, sur la base d'échanges ponctuels détournés de leur
contexte, de tirer la conclusion que la Sacem développerait une
politique hostile au logiciel libre. 

-Ce dont il est question ici est le respect des droits des autres
créateurs et leur possibilité de vivre de leur création, remis en
cause par la mise à disposition et l'usage de logiciels de peer to
peer à des fins d'échanges illicites. Plusieurs des nombreux
courriels que la Sacem a reçus -souvent très véhéments- soulignent
d'ailleurs le bien-fondé de la lutte contre les échanges illégaux de
fichiers musicaux et leurs conséquences pour les créateurs. 
De ce point de vue, le CSPLA (Conseil Supérieur de la Propriété
Littéraire et Artistique) a adopté un avis permettant, dans des
conditions strictement encadrées, de saisir la justice à l'égard
d'éditeurs de logiciels « peer to peer » qui favorisent ou tolèrent
en connaissance de cause l'utilisation de leurs logiciels pour des
échanges illégaux d'œuvres protégées. 
Cette initiative s'inscrit dans le mouvement initié par la Cour
Suprême américaine et les tribunaux de divers autres pays
démocratiques. Elle permet en outre de ne pas diriger exclusivement
la lutte contre le peer to peer illicite contre les internautes, mais
d'impliquer les entreprises qui, en en tirant profit, portent ici une
lourde part de responsabilité.  

-L'obligation de respect des mesures techniques de protection des
œuvres relève d'une Directive de l'Union européenne adoptée en 2001.
Le projet de loi soumis au Parlement ne fait en réalité que
transcrire le droit européen et préserve pleinement le principe de
l'exception pour copie privée. 
La Sacem s'est toujours montrée favorable au principe de l'exception
pour copie privée et n'a jamais, dans aucun contrat, défini de limite
ni fixé de contraintes envers les exploitants Internet (sites de
musique en ligne, Webradios…) dans ce domaine. Elle estime par contre
essentiel que, conformément à la directive de 2001, les créateurs
reçoivent une rémunération en contrepartie de la faculté ainsi
reconnue aux particuliers de copier leurs œuvres. 
Mais être favorable à l'exception de copie privée n'implique pas que
l'on accepte que soient utilisés des logiciels du type de « Station
Ripper » qui, par les possibilités offertes à leurs utilisateurs,
sont de nature à entraîner pour les créateurs et ayants droit des
conséquences aussi graves que les échanges illicites réalisés au
moyen de logiciels de peer to peer. 

-On relève enfin, dans les messages reçus à la Sacem, des
affirmations et qualificatifs assez surprenants, qui s'appliquent
bien mal à notre société et à son activité et tendent à l'assimiler à
des intérêts marchands. Société civile à but non lucratif, la Sacem
n'a aucune activité commerciale et reverse l'intégralité de ses
perceptions aux ayants droit, déduction faite de ses frais de
gestion, lesquels sont déterminés par son conseil d'administration,
composé uniquement d'auteurs, de compositeurs et d'éditeurs de
musique. Elle n'est pas favorable, et de longue date, à la
concentration excessive de l'économie et de la diffusion de la
musique, et se bat pour promouvoir une authentique diversité
musicale.  

Cordialement
Sophie DUHAMEL
Directeur de la Communication de la Sacem

Je laisse exceptionnellement les commentaires ouverts. Je les ferme au premier abus. A bons lecteurs...

Thursday 1 December 2005

SACEM et DADVSI

Suite à ce post, j'ai reçu en Cc ou en Bcc pas mal de mails envoyés à la SACEM pour râler contre DADVSI. Continuez ! CONTINUEZ !!! C'est VRAIMENT important !

Monday 28 November 2005

Pressions sur le gouvernement pour faire interdire le Logiciel Libre

Note to english speaking readers : the Music Industry is pushing hard on the French Government to ban free software, and threatens to sue people releasing source code !!!

C'EST ENORME et c'est un SCANDALE !!! Lisez attentivement ce document et faites comme moi, téléphonez ou écrivez votre désaprobation à la SACEM par mail à communication@sacem.fr .

Madame, Monsieur,

Je viens d'apprendre par la Free Software Foundation France que le SNEP,
la SCPP et la SACEM ont récemment menacé les auteurs de logiciels libres
de P2P de poursuites, et manoeuvrent pour faire interdire
la publication du code source des logiciels. Je suis le dirigeant d'une
entreprise de Logiciels, dont le modèle est entièrement fondé sur
le Logiciel Libre, et je trouve l'attitude du SNEP, de la SCPP et de
votre organisme SCANDALEUSE.

Tout d'abord, un logiciel est une oeuvre au même titre qu'un livre ou
une musique. Il appartient entièrement à son créateur d'en disposer ou
pas, et il serait une HONTE que vous, les chantres du Droit d'Auteur,
osiez interférer avec ses droits à disposer de sa création.

Autant je peux parfaitement concevoir que vous souhaitez protéger VOTRE
industrie musicale, autant il est inacceptable - il m'est inacceptable -
que vous mettiez en DANGER un AUTRE secteur industriel pour cela, le
mien, celui du Logiciel.

Je tiens donc à vous exprimer mon mécontentement le plus total par le
présent message, qui sera copié in extenso sur mon site personnel,
http://glazman.org/weblog . J'appelle également par le présent message
tous ceux qui sont contre le projet de loi DADVSI (droits d'auteur et
aux droits voisins dans la société de l'information) à vous envoyer un
courrier électronique.

Votre attitude lamentable est le plus mauvais des arguments que vous
pouviez trouver contre les pirates. En attaquant aveuglément le
Logiciel Libre, vous donnez des gages à tous ceux qui ne voient en
vous que mercantilisme et profits éhontés.

Le Logiciel Libre dépasse largement les logiciels de P2P. Et quand
bien même vous ne vous attaqueriez qu'à ceux-là, sur quelle
base juridique la SACEM pourrait-elle prétendre à bloquer la
publication du code source de protocoles réseau, qui peuvent servir à
bien d'autres choses que de l'échange d'oeuvres artistiques ?

Sony vient de faire récemment les (gros) frais de pratiques complètement
stupides et contre-productives dans sa lutte contre le piratage. Le
fiasco de leur schema de protection (cassable par un simple bout de
scotch...) et la très mauvaise presse de leur fameux RootKit devraient
vous inciter au moins à la modération, au mieux à la réflexion profonde.
Continuer à attaquer le Logiciel Libre, c'est se mettre à dos entre autre
IBM, qui utilise et développe massivement le Logiciel Libre, Apple,
dont par exemple le navigateur web Safari vient du Logiciel Libre, Dell,
qui distribue désormais ses machines équipées en Logiciels Libres.

C'est aussi vous mettre à dos la plupart des gouvernement européens qui
basculent les uns après les autres leurs administrations vers les
Logiciels Libres. Et l'Union Européenne elle-même qui a des programmes
de soutien du Logiciel Libre.

Êtes-vous prêts à les affronter ? Êtes-vous prêts à vous ridiculiser
auprès de la totalité de l'Industrie Informatique ? Êtes-vous
prêt à subir la mauvaise presse qui ne va plus tarder à arriver ?
Êtes-vous prêts à être montrés du doigt par le monde entier ?

De toutes les actions possibles contre le piratage, vous avez
choisi la plus stupide. Comme d'habitude, ajouteraient certains...
Bonne chance, vous allez en avoir vraiment besoin.

Daniel Glazman
Disruptive Innovations SARL